L'intraitable Wand de son Maître (2)

Un récit du Mystère de la Plume

L'intraitable Wand de son Maître (2) | Un récit du Mystère de la Plume

Il la détache et la soutient quelques instants le temps qu’elle retrouve son équilibre.

Dans ses bras. À sa place comme nulle part ailleurs. Son dominant sent son souffle s’apaiser. Doucement, il caresse son dos et ses fesses tendrement, fier de son abandon et de la violence de ses orgasmes.

– La soirée ne fait que commencer pour nous, ma Belle Soumise. Nous allons nous laver puis tu me serviras.

Il gagne la salle de bain pour rejoindre la grande douche à l’italienne.

Pendant qu’il allume l’eau pour trouver la température idéale, Élisa sort deux grandes serviettes éponge qu’elle met à chauffer sur le radiateur. Ils pénètrent tous les deux sous le jet tempéré.

Son Maître saisit le flacon et entreprend de la laver consciencieusement.

Aucune parcelle de son corps n’échappe à sa main soyeuse et douce, réparant tous les sévices précédents. Elle s’attarde entre ses jambes puis flatte son bourgeon encore sensible.

Une décharge lui est envoyée comme si elle n’avait pas joui les instants précédents.

Pourquoi son corps n’est-il pas rassasié ?

Ses yeux plein d’interrogation se posent sur lui.

 – Je comprends ce qui te questionne. Comment peux-tu en vouloir de nouveau alors que tu as reçu quatre orgasmes ? La réponse est évidente !

– Elle l’est pour vous mais pas pour moi. Pouvez-vous m’éclairer ?

– Tu ne comprends toujours pas que tu es une femme salope, une femme qui aime le sexe, la jouissance, être prise par n’importe quel trou ? Il est temps que tu l’assumes.

Et il est tellement plaisant pour un homme d’avoir une partenaire soumise ! Je rendrai jaloux, quantité d’hommes, je te le promets !

– Occupe-toi de moi à présent.

La jeune femme prend un plaisir infini à passer l’éponge sur le torse de cet homme, longer ses bras, flatter sa nuque, descendre le long de son dos, laver ses fesses, ses genoux et ses pieds. Immobile, il savoure les attentions tendres et délicates. Seul son sexe, toujours au repos, a été délaissé. Il lève un sourcil.

– Et ma bite ? Elle n’a pas droit à être lavée ?

– Je veux l’honorer et la nettoyer avec ma bouche, si vous le permettez. Il acquiesce.

Élisa, presque aveuglée par l’eau qui coule sur leurs deux corps, se met à ses pieds et lape d’abord la peau flétrie et douce de chacune de ses couilles. Elle se délecte. Ses lèvres s’ouvrent et aspirent son manche au plus profond de sa gorge. Les flots qui se déversent sur elle ne l’empêchent pas de pomper avidement cette queue qui n’appartient désormais qu’à elle. Elle la sent enfler, grossir, se tendre, occupant la totalité de sa cavité buccale.

– Arrête-toi. Cela suffit pour l’instant.

Comme à regret, la jeune femme recule la tête et se relève pour saisir le drap de bain et le sécher.

À son poignet, il détache de son bracelet une minuscule clé et se dirige vers l’une des deux armoires disposées le long d’un des murs, celle qui contient non pas les objets de correction, de fessée, mais celle des sextoys. Élisa obtient bien la confirmation que son Maître n’en a pas fini avec elle. Il lui choisit de larges sangles et un long godemiché à poignée constitué de plusieurs boules croissantes.

– Tout ceci est pour toi. Tu vas te mettre par terre, face contre le sol et je vais t’attacher les mains dans le dos pour que tu te dilates bien en te godant le cul. Bien fort. Et je veux t’entendre ! Me dire tout ce que tu as envie que je te fasse.

Sa soumise se met dans la position exacte demandée. La joue contre les poils du tapis, elle lui tend ses bras derrière son dos et ses fesses. Les doigts massifs entrent dans son sexe déjà trempé.

– Ta chatte m’aspire comme une droguée. Elle est faite pour moi. Moulée, modelée pour être prise et me donner du plaisir comme une pute. Déjà mouillée. Parfait !

Les chevilles et les poignets de la jeune femme sont immobilisés, reliés entre eux par cet élastique large et tendu à l’extrême, lui laissant très peu de liberté de mouvement. Elle sent qu’il lui place, au creux de ses paumes, le long manche du gode.

– Allez ! Fais-le entrer et gode-toi ! Si je ne suis pas content, tu n’auras pas le droit de jouir !

Il a exigé. Elle lui obéit. Tenant plus fermement le manche, elle force le passage de son orifice qui s’écarte de lui-même pour faire entrer la première boule profondément en elle. Elisa pousse un léger gémissement de plaisir de la sentir là, la remplissant. Plus imposante quand même que son plug quotidien. Il lui en reste encore deux autres pour ensuite faire coulisser le gode dans son cul.

Cuisses écartées, elle ancre plus fermement ses genoux dans le sol et pousse plus violemment sur le jouet. Les deux boules entrent d’un coup, lui arrachant un cri de plaisir. Leur pénétration a été tellement intense quand elles franchissent son anus ! Elle aime tant se sentir chienne, les fesses en l’air, remplies par ce toy, le clitoris vibrant de nouveau de plaisir et d’excitation.

– C’est un bon début, mais je veux maintenant que tu prennes ton pied avec ce gode, avant que ma queue vienne te pénétrer. Allez ! Montre-moi !

Cet ordre, prononcé avec autorité, brise toutes les réserves et les tabous qui l’emprisonnent encore dans les dernières mailles de sa pudeur et de son éducation.

Les ultimes verrous sautent. Les derniers qu’elle s’était elle-même posés et qu’elle détruit par sa propre main. Ce n’est pas son dominant qui la pénètre ici. C’est elle avec sa main ! Celle qui brise les dernières murailles pour révéler la vraie soumise prête à assumer ses envies, ses besoins et s’ouvrir à ceux de l’homme qui catalyse désormais toute sa vie.

Ses doigts vernis tiennent fermement le manche et le font sortir d’un seul coup. Les boules traversent son sphincter et envoient des décharges puissantes à toutes ses terminaisons nerveuses. Le plaisir a été incommensurable. Elle ne rêve que de les réintroduire, se sentir de nouveau écartelée, emplie jusqu’au fond de ses fesses et de les ressortir avec vigueur.

– Prenez-moi Maître. Faites de moi ce que vous voulez. Je suis à vous. Entièrement. Sans limite.

Mais ces paroles refusent encore de franchir ses lèvres. Pour l’instant, seuls les râles de plaisirs viennent emplir la pièce. Ses mains accélèrent le rythme jusqu’à ce qu’elle ne soit plus que jouissance menaçante. De peur de basculer, de céder, elle ralentit ses mouvements.

– Ai-je demandé de ralentir ? Continue ainsi. C’est très bien. Exactement ce que je veux. Ton orifice est totalement ouvert.

– Je ne peux plus. Si je continue comme ça, je vais jouir. Je sens que je ne pourrai pas contenir mon orgasme. Je le sens qui arrive et il me ravage déjà l’intérieur de tout le corps. Il va être très fort et je ne pourrai pas le repousser.

– Que veux-tu alors ?

– Je veux que vous me preniez, Maître.

– Est-ce tout ?

– Je vous appartiens, je suis votre soumise. Disposez de moi.

– Ce ne sont pas les mots d’une salope, d’une pute, de mon jouet. Libère-toi aussi de tes mots et assume-toi. Assume qui tu es, et ce, dont tu as envie. Tu es ma soumise.

Ses mains reprennent leur cadence folle dans son cul. Ses sensations très fortes la font tomber.

Recroquevillée à ses pieds, elle peut mieux le regarder. Sa lourde érection la défie de sa hauteur et elle en contemple la veine massive qui la parcourt sur toute sa longueur. Elle rêve de la lécher. Les mots se bousculent dans sa gorge, frappent contre ses dents qu’elle serre pour les empêcher de sortir. Mais cet effort devient de plus en plus difficile au fur et à mesure de son besoin d’être prise.

– Je suis votre salope, je veux que vous me preniez et m’enculiez. Baisez votre putain, votre vide-couille !

Un cri de survie. Un appel. Un ordre. Une prière, un abandon définitif de tout à cet homme. La dernière porte qu’il lui restait à franchir, celle d’une femme heureuse et épanouie qui se regarde en face.

– Très bien. Voilà ! Tu vois, tu y es arrivée. Je suis fier de toi. Oui. Je vais te prendre, ton cul et ta chatte car tout m’appartient : ta liberté, ton corps, ton âme, et même tes mots. Fais-moi confiance. Je te détruis pour mieux te libérer et te reconstruire.

Élisa, déchirée et apaisée, demande doucement.

– Puis-je poser ma tête contre vous ? J’en ai besoin. J’ai besoin de sentir votre force, de m’en nourrir.

– Oui. Tu peux.

La joue de la jeune femme se pose sur le pied gauche de son Maître. Le cul transpercé par le gode, elle respire plus paisiblement. Sa chatte suinte à l’intérieur de ses cuisses. Il lui accorde quelques minutes pour se remettre de cette acceptation. Il sait à quel prix il a obtenu cette ultime libération. Sa soumise a besoin d’être récompensée à la juste hauteur de ce magnifique cadeau qu’elle lui offre, cet abandon total et absolu. Une femme nue, fragile et forte à la fois. Une Reine. Sa Reine.

Il se lève pour s’agenouiller derrière elle. Il caresse tendrement ses épaules, sa taille fine et ses hanches larges. Ses fesses frémissent, dans l’attente de la suite. Élisa, avide de ce contact, se redresse et lui présente le jouet, toujours fiché en elle.

Son dominant libère ses mains et lui frotte les poignets pour faire circuler le sang plus rapidement. Avec une lenteur maîtrisée, il enlève le toy de ses fesses. Chaque boule l’écartèle tandis que sa gorge lâche un cri étranglé. Son anus, totalement dilaté, reste ouvert, béant et n’attend que d’être rempli.

Il se place derrière elle et lui souffle un filet d’air léger et chaud à l’intérieur. Elisa vibre de plaisir face à cette nouvelle sensation.

Avec fluidité, deux doigts, trois puis quatre phalanges la pénètrent profondément. Elle éructe de plaisir, resserrant les chairs, pour les savourer encore plus longtemps, les sentir la pénétrer.

Sa chatte, impatiente d’être prise, coule de plus belle sur son tapis.

– C’est toi qui vas me baiser. Attrape ma queue, fourre-la dans ta chatte et baise-moi.

Timide, elle se fige quelques secondes. Lui laisse-t-il le contrôle de leurs ébats ce soir ? Cet ordre la désarçonne totalement. Elle ne s’attendait pas à une telle demande. Habituellement, il la conduit par sa laisse, ne lui laissant aucune liberté, aucun pouvoir de décision. Depuis leur arrivée, ce lien repose toujours dans la vallée de ses seins ou sur le sol. Elle n’a jamais été tenue par son dominant. Cette emprise lui manque.

Elle se recule jusqu’à plaquer ses fesses contre son pubis. Délicatement, elle saisit le membre adoré et le frotte contre son sexe pour sentir la chaleur de sa peau sur la sienne avant de se faire prendre et de fusionner ensemble. Comme une chatte en chaleur, elle se frotte en tortillant ses fesses, en l’aguichant.

Elle se masturbe avec le gland, à l’entrée de son sexe. Lentement puis de plus en plus rapidement. Des bruits de succion envahissent la pièce. Puis, d’un coup de rein brusque, elle s’empale sur la bite dressée.

– Entrez chez vous. Il grogne. Satisfait. Féroce.

Le cœur de la jeune femme s’emballe de bonheur de le sentir en elle. Enfin ! L’extase est à son comble. Prise à la fois par les doigts et le sexe de l’homme à qui est à tout offert, elle ressent un sentiment de plénitude immense. Tellement heureuse aussi de pouvoir lui donner tout le plaisir possible. Comme elle s’apprête à entamer des va-et-vient, il saisit sa hanche avec la main libre et reprend le contrôle, sortant d’elle pour mieux s’y enfoncer, sans attendre.

Profond. Entier. Précis. Un hurlement échappe à la femme. Animal, brut, il ne la caresse pas. Il l’envahit de son corps, il la remplit. Il lui rappelle qu’il n’y a rien en elle qui ne lui appartient pas qu’il ne puisse prendre.

Élisa, saisie, dévorée par l’intensité de ses coups, ressent tout ce qu’il lui donne. Il accélère encore le rythme, la faisant rebondir contre lui, plus rude et plus dévastateur que jamais. Elle éructe de plaisir, de se sentir tant posséder, sans retenue.

Son clitoris dur, gonflé et sensible vibre sous les coups des testicules qui battent contre lui. Il pilonne sans vergogne. Le salon n’est plus que le réceptacle de leurs halètements de bêtes en rut.

Dans un dernier coup, il se fige et leurs cris s’unissent dans un même plaisir. Il éjacule en elle, se vide comme une déclaration de pouvoir, de droit, de possession absolue.

Élisa adore sentir ce sperme chaud en elle, dans son cul, dans sa chatte ou sa bouche. La semence de l’homme à qui elle se destine. Il reste là, immobile, dans son dos, afin qu’elle se sente totalement comme une chienne en chaleur, prise par-derrière, à quatre pattes sur le sol.

Avec une lenteur maîtrisée, il se recule et lui fait savourer une dernière fois, chaque millimètre de son sexe. Elisa sent ce sexe qui sort d’elle, franchit la frontière de son anus écartelé, prêt à se refermer. Elle savoure, ouverte à toutes ces sensations.

Une main se glisse entre ses cuisses et la masturbe violemment, alternant entre pincements du clito et caresses fortes de droite à gauche. Transpercée et torturée à la fois par cette queue et ses doigts, elle ne peut retenir sa jouissance. Dans un cri, un dernier, son corps vibre et elle jouit.

– Tu es à moi, ma Belle Soumise. Marquée à jamais. Ton corps, ton cœur, ton âme, ton esprit et tes pensées m’appartiennent.

– Oui. Tout cela vous appartient. À tout jamais. Tant que vous voudrez toujours de moi

Fin.

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